Peste & Choléra

  • Par Patrick Deville
  • Lu par Patrick Deville
  • 7 h 35 min
  • Version intégrale | Livre audio

Résumé de l'éditeur

Le 30 mai 1940, Alexandre Yersin quitte Paris à bord du dernier avion pour Saigon. Il a 77 ans, ce sera son ultime voyage. Avec ce roman, Patrick Deville retrace le destin de ce scientifique atypique, aventurier et voyageur. Le jeune Yersin s'ennuie à l'Institut Pasteur. Très vite, il part en Asie, s'embarque comme médecin sur un navire, puis devient explorateur. Découvreur en 1894 du bacille de la peste, il s'installe en Indochine, multiplie les observations scientifiques. Il aura l'intuition des usages possibles de l'hévéa et de la coca...

Loin de l'hagiographie, le roman d'un écrivain et voyageur digne des plus grands, de Cendrars à Kessel, Soupault ou Simenon.

En interprétant lui-même l'épopée scientifique qui mène son héros au cœur de l'Asie, Patrick Deville donne à la conquête du savoir tout son poids d'humanité.

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La voix des critiques

A propos de ce titre
Prix Femina 2012, Prix Des Prix 2012, Prix du roman Fnac 2012.

La presse en parle
"Une écriture énergique, aussi vibrionnante que le héros du livre, parfois espiègle et drôle, mais toujours d'une précision et d'une efficacité pasteuriennes."
Bernard Pivot, Le Journal du Dimanche

"Patrick Deville explore à nouveaux les affres du XXe siècle avec une lumineuse nonchalance."
Elisabeth Philippe, Les Inrockuptibles

"Avec ironie et profondeur, avec un minimalisme profus, avec une poésie embusquée, Patrick Deville construit un roman envoûtant."
Antoine Perraud, La Croix

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Commentaires clients

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Chroniques d’un héros simple mais pas ordinaire

Avec "Peste et Choléra », Patrick Deville signe la fort belle biographie d’un personnage peu connu mais qui gagnerait à l’être tant son existence fut étonnante et romanesque. Ce personnage, c’est Alexandre Yersin, ni plus, ni moins que le découvreur du bacille de la peste, celui-là même qui décima la moitié de la population européenne au moyen-âge et qui, du temps de Yersin (fin du 19ème, début du 20ème), faisait encore des ravages. Cette maladie terrible, non seulement Yersin lui donnera son nom Yersinia Pestis mais surtout il mettra au point le vaccin pour la contrecarrer. Cet exploit médical incommensurable parait pourtant presque anecdotique à l’écoute du récit de Patrick Deville tant Yersin donne l’impression que c’est la science qui l’a toujours rattrapé plutôt que l’inverse. Disciple de Pasteur, il verse aussi bien dans l’ethnologie, l’exploration géographique, la botanique, l’astronomie, l’agronomie que l’étude du latin et du grec… Ce touche-à-tout de génie trouve aux confins de l’extrême-orient le lieu propice à son insatiable soif d’aventure : l’Indochine. Sur cette terre, encore alors largement vierge, il contribuera à l’implantation de l’Institut Pasteur, à l’acclimatation de l’hévéa pour la production de caoutchouc et du quinquina qui fournit la précieuse quinine, alors le seul remède contre le paludisme, tracera les cartes de terres encore inexplorées, saura s’attirer le respect et l’amitié des populations locales. Face à ce héros solitaire mais profondément humaniste que l’auteur n’hésite pas à comparer à Rimbaud qui, lui aussi, était parti en quête d’aventures sur d'autres rivages, africains ceux-là, défile une kyrielle de célébrités : le grand Louis Pasteur évidemment, son second Emile Roux, le Docteur Calmette (vous savez le « C » dans BCG), le Président de la République Paul Doumer, Louis-Ferdinand Céline, le Maréchal Lyautey,… En toile de fond, Deville nous conte également avec brio la terrible rivalité qui prévaut alors entre l'allemand Robert Koch et Louis Pasteur dans le climat tendu de l’après-défaite française durant la guerre de 1870. Ecrit dans un style littéraire d’une grande pureté, fluide et très riche léxicalement, le roman de Deville pâtit pourtant, à mes yeux, d’un petit défaut, celui de ne pas respecter la chronologie des événements. D’allers-retours en flashbacks, on ne sait parfois plus trop à quelle époque on se trouve. Mais ceci est peu de choses face à cette oeuvre magistrale qui, au-delà de nous offrir un grand moment de littérature, contribue aussi à réparer une injustice : Alexandre Yersin mérite une reconnaissance à la hauteur de ce qu’il a apporté à l’humanité. La narration est assurée par l’auteur lui-même qui s’en sort plutôt bien. Pour conclure, l’enregistrement se termine par une très appréciable interview de Patrick Deville qui revient notamment sur la genèse de son ouvrage et sur le travail considérable de documentation et de recherche qu’il lui a demandé.
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- Aubry Françon

DOMMMMMMMAGE narratiion :-((

La narration est nulle !
Je dois avouer que je ne l'ai pas lu / écouté... Peste & Choléra. Je n'ai pas réussi à aller plus loin que 1 heure... (en me forçant !)

Je suis une amoureuse du livre, je lis beaucoup, et par peur de ne pas réussir à tout lire dans une seule vie, il m'arrive d'écouter des livres audios sur mon scooter...

Mais alors, ne laissez pas les auteurs lire ! P. Deville écrit sans doute très bien, mais non et non pour la lecture !
Il m'a été impossible de rentrer dans le livre. Et pourtant j'ai essayé : à plusieurs reprises.

SVP, laissez les professionnels faire les lectures.

C'est un talent de savoir imaginer une histoire et la traduire par écrit.

Mais c'est un talent -autre, que de savoir raconter verbalement les histoires...

Je vais donc le lire moi-même, mais j'y vais avec beaucoup moins d'enthousiasme.
Alors, autant bravo pour les livres audios, "Peste & Choléra" : achetez plutôt le livre, pas l'audio.

M.
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- Jessica Scrout

Détails du livre audio

  • Date de publication : 04-04-2013
  • Éditeur : Audiolib