Les liaisons dangereuses

  • Par Pierre Choderlos de Laclos
  • Lu par Ludmilla Mikael, Didier Sandre
  • 11 h 50 min
  • Version intégrale | Livre audio

Résumé de l'éditeur

Dès leur parution en 1782, Les liaisons dangereuses connaissent un engouement, une vogue qui ne se dément pas. Bonheur des mots, passion d'une intrigue conduite comme un drame classique, Les liaisons conduisent dans les méandres du cœur humain, pétri d'amour et de vanité, mais aussi au sein d'une société marquée du double sceau de la frivolité et de la destruction.
Entendre Les liaisons dangereuses, c'est plonger dans l'univers obscur des âmes avec, pour seul guide, son libre arbitre. Il faut faire table rase de tous préjugés, moraux ou idéologiques, et être prêt à frôler, jusqu'à l'ivresse, la perte...

Une lecture en forme de marche horlogère - tout est en place pour l'exquise mécanique. Ludmilla Mikael, en très élégante mais implacable Mme de Merteuil, engage la pique acérée de sa plume avec le Vicomte de Valmont. Ce dernier, par la voix de Didier Sandre, réplique pas à pas. Il y a du duel, sous les froissements de la soie, il y a des claquements affreux dans le bruissement des parquets. Chaudes, allantes, mais déterminées comme une tactique militaire, comme un chef d'œuvre de maîtrise, les réponses de Valmont esquissent la fascinante gestuelle d'un classicisme parfait. Mais ce ballet-là qui est celui du désir, est celui de la mort aussi.

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La voix des critiques

Ils en ont dit...
"Laclos révéla les rêves de son temps en leur donnant vie. En les faisant entrer dans le domaine des rêves de tous, celui où les hommes promis à la mort contemplent avec envie les personnages illusoirement maîtres de leur destin."
André Malraux

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Commentaires clients

Les plus utiles

Satisfaisant

Quelques faiblesses, notamment dans la lecture des lettres de Danceny (liaisons... sans jeu de mot... un peu chaotiques du genre poinz-arrivé, poinz-encore...), et de curieuses redites dues à des hésitations de lecture, qui auraient sans doute pu être effacées.
J'aurais bien aimé que figure également au début l' 'Avertissement de l'Éditeur', qui est à soi seul un chef-d'oeuvre d'ironie.
Mais aussi une lecture expressive et nuancée des rôles de Merteuil et de Valmont, ce qui est tout de même l'essentiel, et la petite Volange niaise à souhait. Les autres personnages sont très corrects.
Tout cela n'est vraiment pas mal.
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- "vravasse"

Un casting très inégal - Dommage

Considérez-vous la version audio meilleure que la version papier ?

Ayant du mal avec le genre épistolaire, j'ai choisi l'audiobook qui a l'avantage de prêter une voix différente à chaque correspondant. Mais ce n'est qu'une préférence personnelle.


Quel était le moment le plus mémorable de Les liaisons dangereuses ?

Le moment où Valmont commence à perdre pied et où ses missives et celles de Mme de Merteuil se succèdent à toute vitesse. Pour moi, le tournant du récit.


Est-ce que Ludmilla Mikael et Didier Sandre a effectué un bon travail pour différencier les caractères ? Comment ?

Les 2 acteurs principaux font un travail remarquable, et c'est d'ailleurs leur présence qui m'a fait choisir cette version audio plutôt qu'une autre. Ils ont su user de leurs voix avec la maîtrise qui leur est coutumière pour insuffler tout le spectre des émotions à travers leur lecture. J'ai particulièrement apprécié le fiel de Ludmilla Mikael, en alternance avec son ton plus caressant... Du grand art. Comme toujours, Didier Sandre était parfait et je n'avais aucun mal à l'imaginer faisant succomber toutes ses conquêtes.


Avez-vous d'autres commentaires ?

Malheureusement, si les 2 acteurs principaux étaient parfaits, comme on pouvait s'y attendre, il n'en est pas de même pour le reste du casting. Cela a déjà été soulevé dans d'autres commentaires et je ne peux qu'approuver : Cécile et Danseny sont tout bonnement insupportables, et je me suis surprise plus d'une fois à soupirer quand venait leur tour de lire leurs lettres. Ils ne savent pas placer leur respiration, ce qui donne une lecture hachée, parfois source de contresens. Danseny était le pire, pour moi. Ce garçon ne sait pas lire et m'a prodigieusement agacée. C'était d'autant plus net en comparaison avec les autres acteurs, même secondaires (Mesdames de Rosemonde et de Volanges étaient très bien, mais il faut attendre la fin du roman pour que leurs lettres se multiplient).

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- La Chipie

Détails du livre audio

  • Date de publication : 10-02-2005
  • Éditeur : Frémeaux & Associés