Description

Dès leur parution en 1782, Les liaisons dangereuses connaissent un engouement, une vogue qui ne se dément pas. Bonheur des mots, passion d'une intrigue conduite comme un drame classique, Les liaisons conduisent dans les méandres du cœur humain, pétri d'amour et de vanité, mais aussi au sein d'une société marquée du double sceau de la frivolité et de la destruction.
Entendre Les liaisons dangereuses, c'est plonger dans l'univers obscur des âmes avec, pour seul guide, son libre arbitre. Il faut faire table rase de tous préjugés, moraux ou idéologiques, et être prêt à frôler, jusqu'à l'ivresse, la perte...

Une lecture en forme de marche horlogère - tout est en place pour l'exquise mécanique. Ludmilla Mikael, en très élégante mais implacable Mme de Merteuil, engage la pique acérée de sa plume avec le Vicomte de Valmont. Ce dernier, par la voix de Didier Sandre, réplique pas à pas. Il y a du duel, sous les froissements de la soie, il y a des claquements affreux dans le bruissement des parquets. Chaudes, allantes, mais déterminées comme une tactique militaire, comme un chef d'œuvre de maîtrise, les réponses de Valmont esquissent la fascinante gestuelle d'un classicisme parfait. Mais ce ballet-là qui est celui du désir, est celui de la mort aussi.
L'auteur
Pierre Ambroise Choderlos de Laclos naît en 1741, dans une famille de la petite noblesse.
Capitaine d'artillerie à la carrière honorable, il ne se fait remarquer que par sa participation à l'élaboration du "boulet creux" (obus). Il épouse en 1786 Marie-Soulange Duperré, dont il a un fils en 1784. Son chef d'oeuvre : Les Liaisons dangereuses, qui met en scène des aristocrates libertins, fait scandale lors de sa parution, mais Choderlos de Laclos a aussi écrit des texte plus conventionnels : traités de stratégie militaire, essais, poésie...
A la Révolution, Laclos, s'inscrit au Club des Jacobins en 1790, et est nommé commissaire du pouvoir exécutif en 1792. Sous la Terreur, il est incarcéré à deux reprises, et libéré le 1er décembre 1794. La chute de Robespierre le sauve de l'échafaud. Laclos participe à la victoire de Valmy, puis au coup d'État du 18 Brumaire. En 1800, il est nommé général de brigade dans l'artillerie, par décision de Napoléon Bonaparte, puis commandant de l'artillerie de l'armée d'observation, en Italie, où il meurt en 1803.
©2001
(P)200 1
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Critiques

Ils en ont dit...
"Laclos révéla les rêves de son temps en leur donnant vie. En les faisant entrer dans le domaine des rêves de tous, celui où les hommes promis à la mort contemplent avec envie les personnages illusoirement maîtres de leur destin."
André Malraux
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Avis des auditeurs

Plus utile
4 out of 5 stars
Auteur(s) : "vravasse" le 08/06/2006

Satisfaisant

Quelques faiblesses, notamment dans la lecture des lettres de Danceny (liaisons... sans jeu de mot... un peu chaotiques du genre poinz-arrivé, poinz-encore...), et de curieuses redites dues à des hésitations de lecture, qui auraient sans doute pu être effacées.
J'aurais bien aimé que figure également au début l' 'Avertissement de l'Éditeur', qui est à soi seul un chef-d'oeuvre d'ironie.
Mais aussi une lecture expressive et nuancée des rôles de Merteuil et de Valmont, ce qui est tout de même l'essentiel, et la petite Volange niaise à souhait. Les autres personnages sont très corrects.
Tout cela n'est vraiment pas mal.

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14 sur 14 personne(s) ont trouvé cet avis utile.

4 out of 5 stars
Auteur(s) : La Chipie le 17/05/2016

Un casting très inégal - Dommage

Considérez-vous la version audio meilleure que la version papier ?

Ayant du mal avec le genre épistolaire, j'ai choisi l'audiobook qui a l'avantage de prêter une voix différente à chaque correspondant. Mais ce n'est qu'une préférence personnelle.

Quel était le moment le plus mémorable de Les liaisons dangereuses ?

Le moment où Valmont commence à perdre pied et où ses missives et celles de Mme de Merteuil se succèdent à toute vitesse. Pour moi, le tournant du récit.

Est-ce que Ludmilla Mikael et Didier Sandre a effectué un bon travail pour différencier les caractères ? Comment ?

Les 2 acteurs principaux font un travail remarquable, et c'est d'ailleurs leur présence qui m'a fait choisir cette version audio plutôt qu'une autre. Ils ont su user de leurs voix avec la maîtrise qui leur est coutumière pour insuffler tout le spectre des émotions à travers leur lecture. J'ai particulièrement apprécié le fiel de Ludmilla Mikael, en alternance avec son ton plus caressant... Du grand art. Comme toujours, Didier Sandre était parfait et je n'avais aucun mal à l'imaginer faisant succomber toutes ses conquêtes.

Avez-vous d'autres commentaires ?

Malheureusement, si les 2 acteurs principaux étaient parfaits, comme on pouvait s'y attendre, il n'en est pas de même pour le reste du casting. Cela a déjà été soulevé dans d'autres commentaires et je ne peux qu'approuver : Cécile et Danseny sont tout bonnement insupportables, et je me suis surprise plus d'une fois à soupirer quand venait leur tour de lire leurs lettres. Ils ne savent pas placer leur respiration, ce qui donne une lecture hachée, parfois source de contresens. Danseny était le pire, pour moi. Ce garçon ne sait pas lire et m'a prodigieusement agacée. C'était d'autant plus net en comparaison avec les autres acteurs, même secondaires (Mesdames de Rosemonde et de Volanges étaient très bien, mais il faut attendre la fin du roman pour que leurs lettres se multiplient).

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4 sur 4 personne(s) ont trouvé cet avis utile.

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