Description

"Distrait, inattentif, ennuyé", Adolphe, à 22 ans, trouve "qu'aucun but ne vaut la peine d'aucun effort". Un beau jour, pourtant, il a envie d'être aimé et décide de conquérir Ellénore. Bien vite, "le charme de l'amour" lui pèse comme une chaîne. Ellénore, lui sacrifiant "fortune, enfants, réputation", empoisonne de remords sa belle indifférence. La souffrance d'Ellénore n'est pour Adolphe qu'un moyen de se connaître et d'éprouver sa propre lucidité. Plus elle l'aime et lui donne, plus il se refuse, écrasé par sa propre inaptitude à aimer.
Cet éternel pas de deux se répète à satiété. Mais, tandis que pour Adolphe il suscite invariablement le même état d'âme et l'absence de véritable émoi, il est pour Ellénore, rongée par l'amertume et l'horreur du non-amour, l'accomplissement d'une fatalité mortelle. "L'amour était toute ma vie : il ne pouvait être la vôtre", lui dit-elle avant de mourir, résumant en une phrase leur tragique malentendu.

Ecrit, dit-on, en quinze jours, en 1807, Adolphe a pris sa place parmi les chefs-d'œuvre du roman français. Il montre les ressorts d'une éducation sentimentale, où l'initiation de l'amant fils passe par la mise à mort de la femme d'amour.
La narratrice
Née à Berlin en 1947, petite-fille de François Mauriac, Anne Wiazemsky, qui fût l'épouse de Jean-Luc Godard, s'est fait connaître comme comédienne dès sa dix-septième année en tournant avec Bresson, Pasolini, Jean-Luc Godard, Marco Ferreri, Philippe Garel, dans des rôles aussi marquants que celui de La chinoise ou de la jeune fille de Théorème.
Elle a créé au théâtre Le Drame de la vie et Vous qui habitez le temps de Valérie Novarina. Elle a fait ses débuts en littérature avec un recueil de nouvelles, Des filles bien élevées, qui a reçu le Grand Prix de la nouvelle de la Société des gens de lettres 1998, et écrit des romans :
  • Mon beau navire
  • Hymnes à l'amour
  • Marimé
  • Canines (Prix Goncourt des lycéens 1993)
Son roman Une poignée de gens a obtenu le Grand Prix du roman de l'académie française 1998.
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Avis des auditeurs

Plus utile
4 out of 5 stars
Auteur(s) : Jean A Vachon le 31/01/2018

Paradoxe du sentiment amoureux

Adolphe, roman par Benjamin Constant
Paradoxe du sentiment amoureux
Jean A. Vachon
Ribeira Brava, Madeira - Ce roman raconte l’histoire d’amour entre un jeune homme de 22 ans, Adolphe, et une femme aisée, Éléonore, une dizaine d’année plus âgée que son amant.
Cette histoire écrite en 1816 est considérée comme un chef d’oeuvre littéraire par le paradoxe du sentiment amoureux que l’auteur y décrit au moyen de ses personnages.
Au début, Adolphe est un jeune homme ennuyé par la vie. Il recherche quelqu’un pour l’aimer.
Il trouve Éléonore... Il déploie alors toutes les énergies pour la conquérir.
Ses efforts sont couronnés de succès. Éléonore l’aime au point de tout abandonner pour lui.
Mais, paradoxe..., alors que tout est gagné, le sentiment amoureux d’Adolphe diminue. Autant a-t-il voulu vaincre le coeur d’Éléonore, autant il souhaite maintenant la quitter.
Il confie ses sentiments à un baron de sa connaissance, qui en informe Éléonore.
Le résultat est dévastateur! Éléonore imbue d’amour perd goût à la vie, se languit, devient malade et meurt d’amour!
En amour, l’égoïsme semble triompher de tout...
Ce message désespère pour ceux qui croient dans la force de l’amour.
“Le roman s'achève par une réponse morale de l'éditeur qui accepte la publication et condamne l'attitude du héros : « chacun ne s'instruit qu'à ses dépens... Les circonstances sont bien peu de choses, le caractère est tout... »
Indiquons que j’ai tout de même apprécié ce roman superbement lu par Anne Wiazemsky. Son mérite littéraire est incontestable. Sa fluidité linguistique est une véritable musique à l’audition!

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4 out of 5 stars
Auteur(s) : GG le 02/02/2015

Ton trop monotone

Avec quel autre livre pouvez-vous comparer Adolphe ? Expliquez pourquoi.

René de Chateaubriand et les souffrances du Jeune Werther de Goethe. Même type de "héro" romantique; même souffrances...

Seriez-vous prêt à écouter une nouvelle performance de Anne Wiazemsky ?

Elle a une jolie voie mais il faut un peu plus d’enthousiasme. Mon plus grand problème est qu'elle n'a pas change d'intonations dans sa lecture. Je pense que la lectrice a voulu rendre le ton identique de celui d'un récit intérieur mais cela ne me convient pas -- ce n'est qu'une question de gout.

Avez-vous d'autres commentaires ?

Pourquoi avoir faire lire le récit d'un homme par une femme?

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